Numéro  de  29 Février 2008 : Les vétérans font leurs caprices

Les faibles équipes veulent faire évoluer leurs jeunes, les équipes de haut de tableau veulent des vétérans et ces derniers veulent des bagues. Du coup, ça bouge.


Qu'est ce qui pouvait encore retenir Le Chinois aux Clippers? Rien apparemment...

Comme Damon Stoudamire ou Brent Barry, Sam Cassell a trouvé un accord à l'amiable avec les dirigeants des Clippers afin d'être libéré. En effet, évoluant jusqu'ici - 38 matchs avec LAC cette saison, près de 13 points, 5 rebonds et 3 passes en 26 minutes - dans une équipe plus que moyenne - 19-36, onzième à l'Ouest - "Sam I Am" ne trouvait plus la motivation, à 38 ans, de jouer pour les Clippers. Ainsi après de multiples rumeurs qui l'annonçait, ses dirigeants et lui ont décidé de rompre le contrat qui les liaient. «Après avoir évalué toutes les options, et après en avoir discuté avec Sam, nous croyons que c'est la meilleure solution pour cette équipe», a déclaré le vice-président des opérations de basket-ball Elgin Baylor. «Nous connaissons et apprécions les nombreuses contributions apportées par Sam au cours de ces trois dernières années, et nous lui souhaitons rien que le meilleur pour la suite." A noter que pour le remplacer, les Clippers ont signé l'ex piston Flip Murray.
Mais si "le chinois" a été libéré, ce n'est surement pas pour partir à la retraite. Cassel recherche avant tout un troisième bague après celle qu'il a glané à Houston au tout début de sa carrière (1994 et 95). Pour cela il doit signer pour un club avant le 1er mars s'il veut pouvoir participer aux play-offs. On parle bien évidemment de Boston qui souhaite encore renforcer son poste 1. Dans ce cas Cassell, qui souhaite devenir coach après sa carrière de joueur, serait le meilleur back-up possible pour Rajon Rondo. Autre possibilité dégagé, Dallas qui possède maintenant Kidd en plus de Jason Terry, ou Denver très faible au poste de meneur. On ne doute pas un seul instant que si Cassell a été coupé, c'est qu'il devait bien avoir des garanties derrière.

Alors qu'i devait encore toucher 12 millions cette saison, Minnesota et Theo Ratliff sont parvenus à un accord. Le trentenaire (plus exactement 34 printemps) a été libéré pour 3.7 millions de dollars. Aussitôt libéré, Detroit en a profité pour le signer et renforce ainsi sa raquette, jusqu'ici pauvre et surtout inexpérimentée. A peine revenu de blessure ce fort contreur réputé pour ses qualités défensives avant tout n'a effectué que dix matchs dans le Minnesota - 6.1 points, 3.9 rebonds et 1.9 contres en 21 minutes. Dans ce cas on imagine que la piste d'un retour de Dale Davis a été définitivement abandonnée.

Autres vétérans qui font parler d'eux, Brent Barry et Gordan Giricek. Le premier coupé par Seattle voila une semaine est toujours sur la liste de Steve Kerr qui souhaite le faire venir depuis quelques jours. Mais voila que ceci traine en longueur et Barry pourrait rejoindre les Spurs, avec qui il joue depuis plusieurs saisons. Dans ce cas, Kerr pourrait remplacer ce choix par le shooteur croate Giricek. Grand atout du banc de Utah, ce simple scoreur ne jouait pas dans la jeune équipe de Philadephie. Une aubaine pour Phoenix. Dernier joueur qui demande un buyout Antoine Walker, le clown du Minnesota. Seulement cette saison Glen Taylor a déjà beaucoup mi sur la table pour libéré Ratliff et Hudson entre autre, et il reste plus de 17 millions sur deux saisons dans le contrat de 'Toine. De plus les Wolves souhaiteraient le conserver pour effectuer un trade cet été, alors que l'ex all star rêve encore de rejoindre une franchise jouant les play-offs. Ne réveillez surtout pas le guignol Walker, des plus médiocres cette saison...

Pour finir il serait souhaitable que la ligue change sa règle sur les buyout, ceux ci devenant du n'importe quoi. Les jeunes équipes se sabordent en laissant partir tous les "vieux" alors que ceux-ci ne veulent plus jouer pour une équipe de bas de tableau. Il est trop facile et pas assez contraignant de libérer un joueur, et les grosses équipes n'ont aucune difficulté à attirer ces vétérans, souhaitant la bauge et pas le sous.